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Une stratégie, au travers et au-delà de l’ACTA

Une analyse sur le parcours du projet ACTA au sein des instances de la commission européenne.

Article disponible sur :  http://www.laquadrature.net/node/5506 le 08 mars 2012

 

Les événements de ces deux dernières semaines ont radicalement altéré le cours du débat sur ACTA et de sa procédure de ratification, tant au niveau européen que des États membres. La pression citoyenne colossale a eu un effet incontestable et a modifié l’équilibre des forces en présence. De peur qu’ACTA soit rapidement rejeté, le commissaire européen De Gucht a réussi à ralentir la procédure d’un ou deux ans. En gardant à l’esprit des objectifs clairs, il est peut-être temps de penser aussi au-delà d’ACTA pour comprendre comment tenter collectivement de protéger nos libertés en ligne, en repensant un régime du droit d’auteur malade, en guerre contre l’Internet libre.

ACTA est peut-être déjà mort

Nous, citoyens, pouvons être fiers

Lors de l’atelier public sur ACTA, la semaine dernière, en présence du commissaire Karel de Gucht et modéré par l’eurodéputé Vital Moreira, président de la commission INTA1, la tension manifeste l’a clairement démontré : le Parlement et la Commission ont désormais peur des citoyens et de la rue. Nous avons assisté pendant cet atelier à une parodie de débat, où les orateurs étaient soit des membres de la Commission, soit des universitaires, soit faisaient partie des rares pro-ACTA restant (dont l’administrateur d’un lobby pro-ACTA2 ! Aucun représentant des groupes d’auteurs, d’artistes ou de citoyens n’a été invité, malgré la demande de La Quadrature du Net d’y participer. Lire la suite…

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WikiLeaks, le cadeau de fin d’année

décembre 18, 2010 1 commentaire

En cette période de fêtes de fin d’année, internet offre à tous les grands enfants que nous somme, un beau cadeau, une aventure internationale avec espions, barbouzes et tout le toutim, mieux que le prochain James Bond et interactif en plus…

Parler de WikiLeaks c’est au moins parler de trois sujets distincts. Premièrement, l’initiative individuelle et privée que constitue WikiLeaks dans les espaces de nos modernes démocraties. Deuxièmement, qu’en est-il des sources, de ces whistleblower qui persifflent en voulant rendre public ce que le public ne devrait pas savoir ? Troisièmement, au niveau local et national que dire de nos services diplomatique et secrets ?

WikiLeaks une entreprise de salubrité publique

L’initiative est intéressante à bien des égards.

J. Assange avec un faux air de Legolas... 🙂

D’une par, il y a Julian Assange, avec sa tronche de premier de la classe très josei (pour les spécialistes). Considéré comme le fondateur de WikiLeaks, il tient tête au puissant empire des USA, presque à lui tout seul. Attaqué de toutes parts, par le lâche empire, il fédère les pirates, hackers et otaku de tout acabits qui se sentent poussés des ailes. Ça, c’est le pitch d’un bon scénario de manga entre « Gosth in the Shell » et « Code Geass ».
D’autre part, WikiLeaks simple site internet perdu sur la grande toile du web nous rappel aussi que nous mesurons encore bien mal les dimensions de ce nouveau média. En effet, jusqu’à présent les grandes success-stories connues du public c’était : Google ou FaceBook, puis aussi, dans les années nonante, l’éclatement de la première bulle spéculative des strat-up. Les mouvements comme pirate bay, le parti pirate ou ce qui concerne la scene undernet, sont encore largement considérés comme relevant d’une sorte de folklore pour adolescent pré ou post-pubère, dont l’unique activité serait de pirater l’industrie musicale et les films des majors hollywoodiennes. Lire la suite…

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