Un seul fruit pourri peut ruiner toute une récolte.

mai 15, 2011 2 commentaires

Les lois antiterroristes donnent un sentiment d’impunité lors de violences policières.

Alors que le monde libre fait la fête à « Times Square – NY » pour la mort de Ben Laden, n’est-il pas temps d’avoir quelques considérations pour la liberté d’expression, d’association et sur ce que nous avons perdu avec l’établissement des lois antiterroristes depuis 2001.

On nous a bien expliqué qu’avec la disparition de l’épouvantail d’Al-quaïda, le terrorisme n’est pas mort. Il faut comprendre que les lois comme le « patriot act. », aux États-Unis, ne seront pas abrogées prochainement. Il en va de même pour nos législations antiterroristes en France, en Belgique et en Europe en générale.

Ces lois destinées à nous protéger tirent tous azimuts, mais souvent à blanc. Cet arsenal législatif a été beaucoup utilisé depuis 2001, mais à quelques exceptions près, ces lois antiterroristes n’ont jamais permis d’inculper des terroristes et encore moins des terroristes islamistes. Par contre, ces lois s’avèrent très pratiques contre les mouvements gauchistes, anti-capitalistes, altermondialistes et contre les mouvements syndicaux trop revendicatifs.

Quatre camarades belges d’une organisation de défense des prisonniers politiques (le Secoure Rouge) ont font d’ailleurs encore les frais aujourd’hui. Alerté en 2008 par ces collègues italiens, la justice belge a interpelé et incarcéré ces quatre militants de Secoure Rouge dont une journaliste. Mais l’enquête n’ayant rien donné, ils durent être libérés dans les semaines qui suivirent. Toutefois, la justice, montrant un entêtement confinant à la bêtise, poursuit encore sa procédure. C’est ainsi que mercredi 11 mai 2011, soit trois ans après l’ouverture du dossier, on s’interroge encore à la Chambre du Conseil du palais de justice de Bruxelles sur la pertinence d’un procès. Cette affaire, si vide soit-elle, n’a pu être montée que grâce aux lois antiterroristes en vigueur en Belgique et en Italie. Des dizaines de personnes ont été mises sur écoute. Des cafés et d’autres lieux publics ont aussi donné lieux à ce que la police italienne appelle des « écoutes d’ambiance ». La vie privée des inculpés à été fouillée dans tous les sens et pour aucun résultat. Lire la suite…

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Islande, les hooligans de l’économie mondialisée

Islande, un laboratoire pour une transformation des relations économiques internationales

En 2008, alors que le monde tremblait et que les pays sérieux investissaient massivement pour sauver leurs secteurs bancaires privés, l’Islande bouleversait les grands actionnaires internationaux en annonçant son refus d’éponger les dettes de ses trois grandes banques privées.

C’était la nationalisation. Les banques : Glitnir, Kaupthing et Landsbanki (dont Icesave fait partie) sont déclarées en faillite et rachetées par l’état islandais. « Bientôt le Front Populaire », certains rêvaient déjà tout haut. Le modèle économique islandais a toujours été basé sur un système libéral favorisant les échanges internationaux de bien et de capitaux. Contrairement aux commentaires enthousiastes, la nationalisation du secteur bancaire islandais n’était pas la concrétisation d’une politique volontairement révolutionnaire. Il s’agissait plutôt de la conséquence de l’impossibilité pour la Banque Central d’Islande à garantir les dettes de ces géants de la finance. Les dettes cumulées des trois banques s’élevaient aux alentours de 350 milliards de couronnes alors que la réserve de la banque centrale était évaluée à 348 milliards de couronnes. Lire la suite…

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Le soleil se levait sur nos fronts – euromanif mars 2011

Photo : P.C.

Jeudi 24, 07 heure du matin, le soleil peine à se lever, moi aussi. Mais il faut y aller. Les travailleurs guidé par la raison se rassemble aux quatre coins du pentagone bruxellois. Bientôt, c’est le cri d’un peuple en colère qui raisonne dans la ville. A l’occasion du sommet européen de printemps, la Fédération Général du Travail de Belgique (FGTB) et la Confédération des Syndicats Chrétiens (CSC) ont appelé leurs affiliés de tout le pays à venir signifier, au gouvernement belge et aux représentants des pays européens réunis, leur mécontentement et leur désapprobation. Les cortèges réunis concentrèrent plus de 20.000 manifestants vers la rue de la Loi, auxquelles il faut ajouter les 10.000 rassemblés par la CSC au Heysel. Des camarades venus de France, d’Allemagne des Pays-Bas du Luxembourg et d’ailleurs se sont joints aussi à la manifestation.

Depuis 2008 et la découverte de la CRISE, les travailleurs de tous les secteurs prennent conscience que jamais le capital et le patronat n’aura été aussi arrogant et menaçant envers les droits et les intérêts des salariés, ouvriers, précaires, chômeurs, pensionnés et mineurs en age de scolarité. Au prétexte de la CRISE, partout en Europe on a fait avaler, aux salariés et aux population les plus faibles, des mesures d’austérité, des réductions de salaires et un rabotage constant de leur droits sociaux. Il en résulte un appauvrissement grandissant des populations européennes. Seules, cette année encore, les traders toucherons des primes sur les bénéfices de leur fonds spéculatifs. Lire la suite…

Duck & Cover

Glasnost (гласность) et nucléaire, l’impossible perestroïka (перестройка) !

Le nucléaire civil est né avec la guerre froide à la fin des années ’40. Les militaires ont besoin des premières centrales atomiques pour produire le précieux plutonium nécessaire à la réalisation de leurs bombes. Dès ce moment-là, les industries du nucléaire cultiveront un culte, sans faille, pour le secret de leurs activités. L’électricité n’est alors qu’un sous-produit de la production des matières fissibles destinées aux militaires. D’autre part et involontairement, les images des victimes d’Hiroshima et de Nagasaki illustrant le triomphe et la puissance de US-air force ont eu un effet déplorable sur l’imaginaire du grand public dans le monde. Instantanément, chacun a reconnu le monstrueux potentiel destructeur contenu dans l’énergie atomique. Dès 1949 et les premiers essais de bombes atomiques en URSS, l’angoisse générer en occident par la peur de LA bombe, comme on l’appelait à l’époque, a aussi bien servi la propagande anticommuniste. Il fallait plus de bombes que l’ennemi d’en face pour maintenir « l’équilibre de la terreur » (MAD Mutual Assured Destruction).

Ce lien intime entre l’énergie issue de l’atome et LA bombe s’est maintenu, au moins, jusqu’en 1989 et l’effondrement du bloc de l’Est. Même si aujourd’hui, les militaires sont toujours clients des sous-produits de fission, c’est devenu plus « anecdotique », il s’agit principalement de l’Uranium appauvri utilisé dans les munitions anti-blindage. Les quantités d’uranium et de plutonium stocké, depuis, dans les silos à missiles sont telles qu’elles devraient couvrir les désirs des militaires durant quelques années. Toutefois, la réutilisation et le retraitement de ces matériels nécessitent encore de passer par des usines spéciales comme à la Hage en France. Le secret reste donc de mise sur ces activités et par extension sur tout le secteur du nucléaire. Lire la suite…

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Parce que je suis un enfant de l’école publique

Nous étions jeunes, des enfants insouciants, innocents diront certain. L’école autant de bons souvenirs que de mauvais. Bien que nous y allions parfois avec des pieds de plomb et que notre mémoire potache nous rappelle nos farces et l’ingéniosité de nos copions ; honnêtement, il faut reconnaître que nos meilleurs souvenirs d’école sont toujours liés des professeurs. Des enseignants qui nous ont marqués plus que d’autres et qui inconsciemment ont déterminé les choix qui nous ont conduits là où nous sommes aujourd’hui.

Comme le dit le Nine, pas de révolution sans conscience de classe et comme le dit la maîtresse,  pas de conscience sans éducation. (Si j’ai bien compris la leçon, lire le syllabus ici : http://www.marxists.org/francais/marx/47-pdc.htm). Le droit de grève est un sport de combat ! – http://kokomag.wordpress.com/2008/11/20/le-droit-de-greve-est-un-sport-de-combat/

Mais pourquoi parlé aujourd’hui de ce que d’aucun ont appelé un mammouth à dégraisser ? Lundi 07 mars dans une brève anecdotique, nous pouvions lire qu’un cancre d’Australie attaquait en justice son école parce que l’enseignement qu’il y avait reçu ne lui a pas permis d’apprendre à lire, écrire et calculé correctement. (Boy sues government for failing to educate him (en) – http://www.abc.net.au/news/stories/2011/03/07/3157424.htm ) Lire la suite…

Du jardin d’Eden à la corbeille de Wall Street

Pour nous qui vivons dans nos maisons de briques et de béton, la campagne est souvent synonyme de nature. Loin des villes et du bitume, le monde végétal croitrait librement. Le Paysan serait alors le jardinier qui n’aurait qu’à se pencher pour en ramasser les fruits. Biblique, mais faux. Les paysans-agriculteur triment toute la sainte journée, parfois même le dimanche, pour arraché à la terre de quoi nourrir nos ventres repus d’occidentaux ou leurs ventres vides du tiers monde.

L’agriculture, peut-être plus que tout autres industries, est un enjeu majeur de l’économie. Alors, que dans notre confort bourgeois nous dissertons à l’infini des bienfaits de l’écologie raisonnée, une guerre économique fait rage aux portes mêmes de nos villes. Là, les paysans-agriculteurs sont harcelés par les directeurs de production des agro-industriels. À coup de circulaires et de réglementations étudiées. Lire la suite…

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L’impatience des affamés

février 17, 2011 Laisser un commentaire

Tiens, cela faisait longtemps que l’on ne parlait plus des réfugiés et des demandeurs d’asile aux portes de l’Europe.


Alors que les braises des révolutions de Tunisie et d’Égypte fument encore,voilà que se profile, sur l’Europe tremblante, le spectre du déferlement de la jeunesse misérable du Maghreb en quête d’une vie meilleure. Comme pour prouver que les régimes autoritaires des pourtours de la méditerranée sont bien les digues qui protègeraient l’Europe, contre l’avidité des pauvres du monde entier, le week-end du 13 février l’ile italienne de Lampedusa a vu arriver plus de 5.000 jeunes demandeurs d’asile en provenance des rivages de la Tunisie.

Affamée de liberté, la révolution tunisienne est bien une révolution populaire, elle n’a pourtant pas concerné tout le monde. De nombreux jeunes sans travail et sans avenir, contraints par la politique de Ben Ali, étaient déjà bien décidés à tenter leur chance dans les régions de cocagne, par delà la méditerranée. Pour eux, la fin de Ben Ali et de sa clique signifie avant tout la liberté de fuir la misère. Lire la suite…

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